
CORPS FLOTTANT
2016
Deux photographies numériques
tirages numériques sur papier mat contrecollé sur dibond
150 x 100 cm
Quitter un lieu ne veut pas dire qu'il nous quitte. Pour ce travail, Alicia Rina a pris une photo de sa chambre au Japon, et qu'elle a projeté directement sur les murs de son appartement en France. La lumière d'un pays vient se poser sur les murs de l'autre.
"Corps flottant", en référence à ces petites taches sombres qui glissent parfois dans notre vision. Ce sont des résidus qu'on finit par oublier, ou qui deviennent obsédants. Ici, la chambre de l'artiste au Japon agit exactement comme ce corps flottant : c'est un souvenir tenace, une image évanescente qui vient se superposer à sa réalité et troubler sa perception de la pièce.
En projetant cette image, la nostalgie devient matérielle. Que reste-t-il d'un espace quand on le quitte ? Au lieu de garder cette sensation en nous, elle l'affiche sur son mur. C'est sa façon physique d'habiter deux territoires en même temps, de vivre entre ces deux mondes sans avoir à choisir.






